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lundi 12 mars 2018

Comment se faire connaître en tant qu'écrivain ?

Devenir un auteur connu


Ah aaaah je sens bien que ça vous parle ça hein, petits écrivains de l'ombre ?!! Oui à moi aussi.
C'est la question que tous les auteurs se posent forcément à un moment de leur vie. Voire tous les jours pour les obstinés et ceux qui n'ont rien d'autre à foutre. 

Alors comment se faire connaître du monde, quand on n'a pas de sous, pas de connaissances dans le métier, et pas de carrière débile à la télé ?


Votre réseau


Pour ceux qui n'ont pas d'amis, un réseau réunit les gens de notre entourage, qui parleront de nous à d'autres gens de leur entourage, qui eux-mêmes évoqueront notre belle personne à d'autres, et... bref vous m'avez compris, parce que ça devenait saoulant.

Certaines personnes ont un réseau de ouf, comme disent les jeunes (ou pas, je vieillis). Il leur suffit de claquer des doigts pour que toutes leurs connaissances aient vent de leur talent et propagent l'information dans le monde entier (j'exagère un peu, ok). 

Je vous rassure, vous n'êtes pas obligé d'être le parent le plus populaire de l'école de vos enfants pour que cela fonctionne. Parce qu'il faut bien l'avouer, un écrivain est rarement le roi du bal, le fêtard à 10000 potes, ou l'amuseur public, l'écrivain sort de chez lui quand il a une bonne raison.
Ne sous-estimez pas votre réseau quand même, amis ermites ! 

  • Même s'il s'agit des amies du club de bingo de votre Mamie Jeanine, ce sont des acheteuses ! Et des bavardes qui ne manqueront pas de rappeler à toute la maison de retraite, et aux aides soignantes que leur petit-fils ou petite-fille a sorti un bouquin ! (Il est possible que la moitié des personnes âgées ne se rappelle pas de votre nom, ni de celui du bouquin, mais certains pourraient vous appeler Maxime Chattam, ce qui serait une compensation assez cool, quand on y pense.)
  • L'école de vos enfants est aussi une mine d'or pour vous faire connaître. On papote tous avec le Papa ou la Maman d'un tel, l'occasion idéale pour glisser qu'on a écrit un bouquin ! Croyez-moi, ils l'achèteront, pote ou pas. Par curiosité.
  • Pour les étudiants, il y a l'université, parfaite pour se créer un public ! Pour ceux qui bossent, les entreprises ! Ça fonctionne aussi pour ceux qui ne bossent pas mais qui ont un super mari qui travaille, car le mari peut aussi jouer les promoteurs. "Oui, ma femme a écrit un livre..." Ça intrigue, et les collègues, selon le degré de proximité, se sentent presque obligés de l'acheter ! 
  • La famille ! Aaaah la famille ! Vos premiers (et bien souvent seuls) fans. Les meilleurs pour vanter vos mérites. Laissez-les parler de vous à tout le monde autour d'eux ! Jamais de fausse modestie. Tous ceux qui ne vous aiment pas trop (dans toutes les familles, il y a les boulets et les re-lous de service, ceux qui trouveront toujours à redire) achèteront quand même le livre, juste pour pouvoir dire que c'était nul et que vous n'avez pas de talent, mais ils l'achèteront !
  • Les amis. Pas la peine de me faire les gros yeux, je ne dis pas que vous n'en avez pas hein ! Si vous êtes comme moi, vous pouvez les compter sur vos dix doigts. Des amis de qualité donc (au cas où ils liraient cet article, je suis obligée de dire ça). Et ils parleront de vous en bien, ce qui est génial ! 

Les réseaux sociaux


Je ne pouvais pas passer à côté. Nous sommes dans une ère virtuelle, où tout passe par ces réseaux sociaux. 

_ De mon temps, on se parlait, on n'avait pas besoin d'être scotchés à nos téléphones, blablabla...

Oui oui on sait. On pense tous que notre génération était meilleure que celle d'avant. Moi la première. Mais là n'est pas la question, on doit faire avec, peu importe ce qu'on en pense.

FAITES VOTRE PROMO SUR TOUS LES COMPTES SUIVANTS :

  • Facebook : On a tous un compte Facebook (toi, l'écrivain qui n'en a pas, ne me regarde pas comme si je te décevais énormément ok ??). Même si on a peu d'amis et qu'il s'agit surtout des gens mentionnés ci-dessus, il y a aussi tous vos vieux camarades d'école, de collège, de lycée, d'université, qui crèvent de jalousie et qui ont envie de vous voir morts parce que vous leur avez volé un Carambar dans la cour en CE1. Sans en arriver à de tels extrêmes (le vol de ce Carambar n'a jamais été prouvé), tous ces vieux amis avec qui vous n'avez que peu de contacts seront curieux de voir ce que vous écrivez. Les miens seront assurément surpris : j'étais si sage, si réservée, la bonne élève entourée de tous ses amis d'enfance, sans histoires, jamais de vagues... Ce qu'ils vont lire va forcément leur faire un choc. Ma mère a subi ce choc à l'époque, maintenant elle est habituée à ce qui se passe dans ma tête.
Conseil Facebook : créez une page auteur directement sur votre profil : vous pourrez informer l'assistance de chacune de vos actualités : sortie du livre, dédicaces chez Cultura, visite au musée de la pantoufle...

  • Twitter : Je m'y suis mise récemment donc je ne peux que vous conseiller d'y aller faire un tour. Très facile d'utilisation. Bon, en revanche, il faut prendre le temps de se trouver des abonnés, en rapport avec le monde littéraire si possible, parce que "Machin Fan de Michou et des Oui Oui" n'est pas un très bon client pour vos romans, si vous voyez ce que je veux dire. Plus vous comptez d'abonnés de qualité, plus vous pourrez diffuser votre roman. Cela va sans dire que si vous passez votre temps à balancer de la pub pour votre livre sans vous intéresser un peu aux autres et à autre chose, comme les gens normaux, vous risquez juste d'être mis de côté. On ne triche pas sur Twitter ok ??
Conseil Twitter : Ne passez pas votre temps à tweeter, c'est usant de voir la même personne polluer notre fil. Et par pitié, ne racontez pas votre vie privée à tort et à travers ! Vous voulez partager un bouquin que vous avez aimé ? Super ! Vous faites une petite blague sympa ? Très bien !  Mais ce genre de tweet est juste inacceptable : "p'tain grosse engueulade avec mon mec, j'ai envie de tout péter, je vais prendre un bol de Nesquick pour me calmer" INACCEPTABLE même si vous avez trop bu (de Nesquick... l'abus d'alcool est mauvais pour la santé blablabla)

  • Le blog : Pour les plus perspicaces, j'en tiens un, en effet. J'avoue qu'un blog n'est pas obligatoire quand on est auteur, c'est un petit plus, uniquement si vous estimez avoir des choses à raconter. Certains s'en servent intelligemment pour publier des histoires inédites de leur invention. Une plongée intéressante dans leur univers, pour donner envie aux lecteurs de le suivre. Pourquoi pas ? Je vous vois venir : non, je n'écris pas de minis histoires sur ce blog et cela n'arrivera pas, NEVER !!! Parce que j'écris déjà un roman en ce moment et qu'il faut payer pour me lire. (Voilà, j'ai perdu mon auditoire en quelques secondes.) 
Conseil blog : Utilisez intelligemment le référencement SEO (google vous apportera toutes les réponses à cette épineuse question) pour mettre en avant votre blog. Misez sur le contenu, attirez vos futurs lecteurs en mettant en avant votre style, votre univers.

  • Il existe d'autres réseaux sociaux évidemment, mais je ne les connais pas alors je ne vais pas faire celle qui maîtrise Instagram, Snapchat, etc...

Les salons littéraires


Avec l'approche du salon du livre de Paris, on ne peut pas faire l'impasse. 
Les villes organisent souvent un salon, qui attirent plus ou moins de monde et de gros bonnets de l'édition. L'idéal quand on veut se faire connaître !

Pour ceux qui ont un éditeur, il suffit de leur demander de nous inscrire (s'il vous dit de vous débrouiller, de ramener votre table Ikea, ou de confectionner la banderole, changez d'éditeur). Les autoédités ont souvent leur place aussi, mais eux, doivent se dépatouiller comme des grands.

Forcément, le salon de Paris n'a pas la même portée que le salon de Trucmuche sur Loire, mais il ne faut rien sous-estimer. Si vous habitez du côté de Trucmuche sur Loire, allez-y. Le truc, c'est de cibler les salons à proximité. Moi, je suis de Nouvelle Aquitaine, (Bordelaise forever, vive les Girondins qui ne gagnent pas un match !) donc je resterai dans le coin, à part bien sûr pour des immenses salons comme Paris hein.

On est assis, on rencontre les lecteurs, les autres auteurs, ce qui est plutôt cool (en espérant que des gens viennent pour nous un jour), et on a parfois l'occasion de rencontrer des gens du métier, des gens d'influence qui pourront peut-être nous filer un coup de pouce un jour, qui sait ? Eh on a le droit de rêver ! 


Les dédicaces


Généralement, il faut avoir envie et se débrouiller pour organiser ce genre de choses. Les Leclerc, Cultura, Fnac et autres sont des lieux essentiels de passage pour tous vos potentiels lecteurs. 
Il parait que les gens sont curieux et achètent... mmmh moi j'ai quelques réserves à ce sujet, mais comme je suis novice, je demande à voir. 

Sérieux, les gens s'arrêtent vraiment pour acheter le bouquin d'un inconnu, juste parce qu'il est présent ce jour-là ? 
Peut-être par pitié... ? Concept intéressant à creuser.


Les médias


  1. Les journaux locaux : votre première cible. Ici, c'est Sud Ouest Bordeaux. Il faut trouver un moyen de les contacter pour qu'un journaliste vous interviewe. Un article dans ce genre de journal, c'est une visibilité assurée.
  2. Les radios : là je ne vous cache pas que ce n'est pas évident. Contacter une radio locale, pourquoi pas ? Elle a peut-être une émission culturelle ? Mais une grosse radio, type NRJ ou RTL, vous pouvez oublier, à moins d'être aussi une star de la chanson ou un politicien malhonnête (pléonasme).
  3. Les magazines : Etre sur la page culture de Femme Actuelle, c'est pas mal. Etre sur celle de Public, c'est moyen, mais eh si vous y êtes un jour, c'est que vous êtes doués parce que là encore, pour les contacter, que ce soit vous ou votre maison d'édition, vous allez galérer !
  4. Les blogs littéraires : les maisons d'édition ont souvent des partenariats avec des blogs, qui donnent leur avis sur les livres. Excellente vitrine  si le blog est de qualité.
  5. La télé : non, là, je blaguais. Pour passer à la télé, il faut être un peu pistonné. Un peu ??? Naaan beaucoup ! La Grande Librairie ne vous invitera que si vous avez gagné un prix littéraire ou si vous écrivez de sinistres témoignages. Les émissions type Ruquier ne vous inviteront que si vous vendez des milliers d'exemplaires ou si vous êtes déjà une célébrité. (et entre nous, qui va de son plein gré dans cette émission abominable où on se fait descendre par des gens sans talent ?). Laissez tomber la télé !

Les librairies de quartier


Un bon libraire peut vous mettre en avant et attirer la clientèle sur votre bouquin en particulier. Les gens aiment avoir un écrivain de leur quartier. 

N'hésitez pas à vous rendre dans ces librairies avec votre livre. Si le libraire est sympa et qu'il aime ce que vous écrivez, il s'assurera de sa bonne place dans son magasin.
Si vous voyez que le livre est derrière celui de Virginie Calmels, c'est que le libraire a des goûts de chiotte ou qu'il a été menacé de mort. N'insistez pas.


Conclusion


Le job d'une maison d'édition, c'est bien sûr de nous vendre, mais il faut être réaliste : des auteurs, ils en ont d'autres, et vous serez davantage reconnu lorsque vous aurez vendu un peu. Alors on ne fait pas la fine bouche, et on se prend par la main pour se faire connaître ! 

Souhaitons-nous bon courage amis écrivains inconnus !!!



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