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mercredi 14 mars 2018

Constat Facebook et Twitter n°1

Les réseaux sociaux en question



Attention, mot japonais du jour : rikoteki. 
Ça signifie "égoïste". Et je ne dis pas ça pour moi évidemment, ce serait vraiment stupide de m'insulter sur mon propre blog, même si c'était le cas ! Non, je parlais des réseaux sociaux.

_ Oh Ena, c'est bon, lâche-nous avec ça !

Non non non. Je suis comme ces petits caniches enragés qui vous attrapent la jambe, ou comme ces personnes sur les réseaux sociaux qui s'accaparent un sujet important pour se mettre encore plus en avant... Oui, moi aussi, ça m'énerve.


Facebook


Je commence par le pire du pire. 

Comme tout le monde, j'ai un compte depuis... pfiouuu 30 ans ! Oui, merci mes détracteurs, je sais bien que Facebook n'existait pas encore, comme les émissions débiles à la télé, et c'était tellement bien de voir Dorothée chanter tous les mercredis après-midi, avec les Musclés... Je m'égare ! Donc, oui, j'ai un compte depuis pas mal de temps. Pas un compte pro, bien sûr. Celui-ci je l'ai ajouté il y a quelques mois. 

Mon ancienne maison d'édition avait eu une excellente idée en essayant de mettre en place une solidarité entre auteurs. Le but étant de partager les publications des uns et des autres. Excellente stratégie. Imaginez : les lecteurs des uns deviennent les lecteurs des autres, les auteurs se font connaître un peu partout... 
Ouais... Utopie.

Dans l'absolu, ce qui se passe, c'est ça :
  1. Deux personnes sur 50 (j'en fais partie) partagent les publications en rapport avec les œuvres des auteurs. 
  2. Quatre personnes sur 50 likent les publications.
  3. Cinq personnes sur 50 likent, de temps en temps, les publications.
Affligeant. Et ça, c'est dans une même maison d'édition, rendez-vous compte ! 

Pourquoi tant d'indifférence ? Je me suis posé la question (parce que des fois, en fait, entre deux arrêts cliniques de cerveau, je réfléchis) et je ne vois que deux possibilités :

  • Les auteurs ont peur de perdre leur mini audience en mettant en avant quelqu'un de peut-être meilleur qu'eux.
  • Ou bien ils sont juste égoïstes, profitent de la générosité en se disant que les deux abrutis qui partagent (eeeeh !!), sont des fans. "Oh Machine qui se plaint, on leur a jamais demandé de partager hein, non mais attends quoi !"
Autant vous dire que j'ai arrêté rapidement de partager les publications des uns et des autres, en voyant qu'il n'existait aucun retour. 

_ La générosité est censée être gratuite, Ena, tu ne dois rien attendre en retour !

Merci petite voix venue du Paradis. 
Ouais bon, personne n'a dit que j'étais parfaite non plus.


Twitter


C'est mon réseau social favori. Je ne vais donc pas le dénigrer totalement.
Twitter est le champion des abonnés généreux, à mon niveau.
Retweeter la sortie du bouquin d'un confrère, ça demande une micro seconde et rien d'autre. Retweeter un bon article d'un blog, ou une jolie citation, une autre micro seconde !

Beaucoup le font, heureusement. Mais là encore, il y a les autres. 
On a tous quoi ? Entre 200 et 1000 abonnés ? (l'auuuuuutre, comment elle se la pète !!!!!) Je dois en avoir 800 je crois (Allez c'est bon, elle fait trop la fière, on se casse, on retourne regarder les gens intelligents des anges de la téléréalité !).

Sur le tas, il n'y a qu'un minuscule pourcentage qui va liker les tweets. 

Ok, les gens ne sont pas forcément devant leur téléphone tout le temps, je suis pareil, j'ai une vie, j'ai autre chose à faire. Mais quand même...

Eh les gars, on voit le moment où vous tweeter vous-mêmes, donc on sait que vous avez vu notre tweet, parti il y a moins d'une minute avant le vôtre ! Et pourtant, nada. Vous, sympa, vous likez plein de choses que vous trouvez chouettes, mais en retour, silence. Le terriiiible silence !

J'ai jamais bien compris le problème qu'avaient les gens à appuyer sur ce foutu cœur sous les tweets ! Franchement, il faut m'expliquer. Quel intérêt d'aller sur ce genre de réseau social si c'est pour faire défiler les tweets sans les regarder ? Ou alors, pire, tu les regardes, mais tu n'appuies pas sur le cœur.
  • C'est pour nous signifier qu'on intéresse personne ? Mais dans ce cas, pourquoi rester abonné ? Par peur du désabonnement retour ?
  • C'est parce que les gens ont des fractures du pouce ?
  • C'est par flemme ??
Je n'arrive pas à saisir. 
Ceux qui ne likent que leurs potes et ignorent les autres, dites-moi par pitié, pourquoi rester abonné si c'est pour ne jamais interagir ? 




Conclusion


Le monde des Bisounours trouve cette réalité bien cruelle. 
Moi je mettrais bien des cœurs à tout le monde ! Et ne croyez pas que je suis extrêmement gentille ou généreuse, mes proches vous le diront (en espérant qu'ils évoquent aussi quelques bons côtés, parce que j'en ai hein !). C'est juste que c'est si simple de montrer un peu d'attention à ce que les gens font ou disent. Pourquoi s'en priver ? 

Je rêve qu'un gars à 500 abonnés ait au moins 300 likes chaque fois qu'il poste son avis sur un manga, un film, ou une terrine pour chats ! Vous imaginez comme ce serait cool un Twitter comme ça ? 

Je rêve qu'une fille à 200 amis sur Facebook gagne 150 likes quand elle publie une page de son blog, quand elle partage un événement, ou une photo de sa grande tante Bernadette.

Puisque rien n'est impossible, je persiste à croire que les gens comprendront un jour l'intérêt de ce petit clic de rien du tout, qui ne coûte pas un centime, et qui rendra peut-être quelqu'un heureux.

4 commentaires:

  1. Ce que j'ai remarqué sur facebook, c'est le faible engagement et encore moins depuis la mise à jour de leur algorithmes ! C'est un réseau social amical et familiale à la base, donc les publications des pages ont perdus leur impact. Dans ces conditions difficiles de se construire un lectorat.

    Sur Twitter, c'est beaucoup mieux car le réseau social à une vocation de partage d'information à l'instant T. Mais le moindre gazouilli est noyé dans la masse des comptes que tu peux suivre.

    Après, notre cerveau est noyé en permanence d'information, il fait le tri et doit s'adapter à l'ère de l'information qui déroule une quantité colossale de données et nous n'avons plus le temps de nous y arrêter pour faire la part des choses, comme par exemple au siècle dernier ou l'information était délivré par des journaux uniquement, ou la radio.

    Allez, un petit clic pour ton article ! ;)

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    1. C'est tellement vrai ! Et tellement navrant aussi ! ^^ Quand même, juste un petit like c'est si peu de choses !

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  2. Bonjour Ena, je m'étais fait cette remarque il y a longtemps déjà dans un autre contexte, celui de la musique. J'avais l'impression d'être le seul à m'intéresser (sincèrement ) aux productions des autres !
    On ne va pas se voiler la face : le monde de l'art, au sens large, est bourré de gens à l'ego surdimensionné, et ça s'explique facilement : pour oser se mettre en avant, il faut avoir les traits de personnalité qui vont avec !
    J'en suis arrivé à la conclusion que ce sont juste les autres qui se privent de découvrir de belles choses :)

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  3. C'est vrai que le monde de la musique s'en rapproche énormément, tu fais bien de le remarquer. Tout ce qui touche à l'ego de l'artiste semble difficile à faire bouger, mais je garde un peu d'espoir ! ^^ Merci pour ton commentaire ^^

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