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samedi 1 septembre 2018

Deux publications et après ?



Deux livres plus tard...


Je sais bien, vous n'en pouvez plus, vous voulez savoir ce qui se passe maintenant dans ma vie, maintenant que j'ai publié deux bouquins, bientôt 5 ! Allez va, parce que vous êtes de braves bêtes (ah mon attaché de presse imaginaire vient de me suggérer d'employer un autre terme pour vous désigner) de braves gens donc, je daigne vous raconter.


La question qui revient


"T'en as vendu combien des livres ?"
Bon, ça suffit maintenant avec cette question ! Je réponds une bonne fois pour toutes : JE N'EN SAIS RIEN ! Les éditeurs ne me font pas de compte-rendu toutes les semaines.
Et pi j'en ai marre de répondre avec le sourire que ce n'est pas grave, que je préfère ne pas savoir, genre je suis modeste, je ne m'attends pas à avoir vendu beaucoup mais tant pis, je suis déjà contente d'avoir été lue par trois personnes. 
Evidemment que j'ai envie d'en vendre autant que Stephen King ! Tssss ! Et évidemment que je sais que je ne vendrai pas autant que Stephen King ! Re tssssss !
Mollo Ena, vous allez encore faire fuir votre (maigre) lectorat.



Le problème de l'identification 


On n'en parle pas assez de ça tiens ! 
Mon héroïne de Là où tu te perdras, ce n'est pas moi, OK ? Pas la peine de m'imaginer à sa place pendant les deux scènes chaudes du bouquin ! Non, je ne raconte pas des scènes vécues. (_ Dommage.) Non, je ne suis pas cruelle comme l'héroïne (_ Vraiment ?). Non, je n'envisage pas de faire cocu mon mari (_ adieu Ena).
C'est quoi cette manie de croire que si j'écris un truc, c'est parce que je le fantasme grave ? 
Euuuh ceci est une histoire ! Si j'ai envie d'écrire sur une cannibale mangeuse de cerveaux de grands bruns sexy, ça ne veut pas dire qu'il faut prévenir les flics et éliminer les grands bruns sexy de mon entourage ! (ah ben non !)


Les fans


Pas la peine de rire, j'ai quelques fans. 
Je ne vous le cache pas, ma mère et ma meilleure amie sont à la tête du fan club Ena.
Mais sur les groupes de lecture Facebook, j'ai deux ou trois fans très acharnées qui me font de la pub du tonnerre. Si si ! Et elles aiment vraiment mon livre hein, je ne les ai même pas payées ! (je suis pauvre, mais j'aurais pu envoyer quelques bonbons)
Imaginez ma réaction quand je vois mon livre sur Facebook, avec la mention : "j'ai trop kiffé de la mort qui tue, l'auteure est une déesse vivante". 
Ena, vous êtes fatigante. La réalité s'il vous plaît.
Eh je n'ai que très faiblement modifié "gros coup de coeur pour ce livre" Et quand tu vois que d'autres répondent en disant : moi aussi je l'ai adoré, vivement le tome 2, tu as juste envie de chanter sous la pluie en faisant des claquettes ! 
Et même si je n'ai que deux fans hein, et ben j'en ai deux, voilà, et ça fait mon bonheur !
Vous n'êtes pas difficile Ena, c'est bien.

Les critiques


Problème de ces groupes de lecture (toujours), c'est qu'on tombe aussi sur certaines critiques qu'on a moyennement envie de lire. 
Lu récemment : "je l'ai commencé mais jamais terminé, je n'ai pas accroché (bon ok, ça passe, aucun souci, je sais bien que mon anti-héroïne va en saouler certains si ce n'est pas ma façon d'écrire ultra enfantine) il y a plein de détails faux et un manque de réalisme sur le côté militaire" (euuuuuh WHAT THE FUCK ?!!!) 
Voilà des commentaires qui énervent pour la journée. Euh... Machine que je ne connais pas du tout, est-ce que tu sais au moins que je me suis grave renseignée sur les Marines avant d'écrire ce bouquin ? Tous les détails du camp de formation sont véridiques ! Alors merde hein, tu le remballes ton réalisme militaire ! 
Bon, dites-vous que cette personne s'est révélée tellement pathétique par la suite, que j'ai finalement ricané dans ma barbe (que je n'ai pas). Son interlocutrice lui disait qu'elle avait trouvé ça réaliste, elle (merci), et l'autre lui a répondu : "ah non pas du tout justement, c'est ce qui m'a empêché de le lire (ouais genre), et je m'y connais parce que je fais beaucoup de recherches, je suis curieuse (ouais genre), et justement au moment où je le lisais je sortais avec un vrai Marines américain". 
Voilà voilà... quand je vous disais que ça virait au pathétique ! Gnark gnark
Donc amis auteurs, si vous croisez la route de cette personne très cultivée qui fait des recherches sur chacun de vos bouquins (oui parce que j'ai appris plus tard qu'elle lit un livre par jour, elle n'est pas comme nous) et qui sort avec un Marines américain en claquant des doigts (si si il y a énormément de jeunes Marines sexy en France, on en voit tous les jours), sachez que vous risquez de lui déplaire.


Le taf


Je vous vois venir, vous vous dites, Ena, t'as rien d'autre à foutre que de surveiller des conversations sur Facebook ? 
Je bosse quand même les gars ! Je viens d'envoyer mon  tome 3 à mon éditrice, je suis en pleine relecture d'un prochain tout fini, une sorte de dystopie (oui bon, on a le droit de pas savoir classer ses propres romans !), et je vais bientôt retravailler mon thriller pour Harlequin.
Ah ah on fait moins les malins hein ??
Par pitié, ignorez-la.


Le classement Amazon


Tous les auteurs nous saoulent avec leur putain de classement à la con ! Mais j'achète même pas chez eux, pourquoi j'aurais envie de regarder leur classement ???
Bon, OK, je l'ai quand même fait dans un moment de faiblesse.
Ouais c'est vrai, ça flatte l'ego de voir Je ne serai plus jamais seul premier des ventes de sa catégorie à sa sortie. 
Ca flatte un peu moins de le voir descendre une semaine après.
Ca flatte encore moins de voir son autre bouquin stagner derrière un livre qui s'appelle "sexe et amour fou" avec la belle couverture typique des romances ringardes, vous savez le gros plan sur le mec torse nu avec des tatouages, ou une clé à molette, ou une moto.
Ça m'a rappelé mon dernier 10km sur les quais, quand j'ai vu un asthmatique me doubler en inspirant sa Ventoline ! (Bon, je précise que ça m'a donné un coup de fouet, waaatchaaa !!! J'ai passé le reste de la course à doubler, tel William Wallace dans Braveheart "libertééééééééé" !!!)
Bref, rappelez-moi de ne plus jamais regarder ce classement, c'est complètement improductif et en plus, franchement, je m'en tape un peu de ce concours de qui aura la plus grosse (note).

Conclusion


Ne tirez pas cette tête, vous savez que j'aime les conclusions !
Bilan de ces deux mois de folie : des vacances, du repos, de l'écriture, et une plongée dans l'enfer des auteurs qui débutent ! J'ai trouvé ça exaltant, passionnant !!
Comme tout Bisounours qui se respecte, je me nourris de toutes ces nouvelles aventures, des coeurs plein les yeux, je savoure chaque petit moment, et je n'entends pas les vilaines choses qu'on pourrait me balancer traîtreusement pour ternir mon petit monde tout rose avec des licornes volantes ! La vie est belle les amis !!
La drogue, c'est mal.